Date de mise en ligne : 03/2026
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Évolution du recours à l’IVG et méthodes utilisées : des disparités territoriales
En 2024, 304 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées chez des jeunes filles mineures résidant dans les Pays de la Loire, soit 4 IVG pour 1 000 jeunes filles. Ce taux est inférieur à celui observé au niveau national (5,5 IVG pour 1 000).
Chez les femmes majeures, le taux s’élève à 13 ‰, avec un plus fort taux chez les 20-29 ans (22 ‰).
Le taux de recours à l’IVG chez les mineures est en recul : - 24 % entre 2016 et 2024, alors qu’il est en hausse parmi les femmes majeures (+ 23 %).
En 2024, dans tous les départements, le taux d’IVG est inférieur à la moyenne nationale, à l’exception de la Sarthe, qui présente le taux le plus élevé de la région et une tendance à la hausse.
Le taux est stable en Vendée et en baisse dans les autres départements. Les baisses les plus importantes sont observées en Loire-Atlantique et en Mayenne.
Il existe deux méthodes d’IVG : la méthode instrumentale (réalisée en établissement de santé) et la méthode médicamenteuse (réalisée en établissement de santé, en cabinet ou en centre de santé). En Pays de la Loire, la très grande majorité des IVG réalisées chez les mineures ont lieu en établissement de santé. En 2023, seulement 2 % ont été réalisées hors établissement, une proportion nettement inférieure à la moyenne nationale (13 %).
L’intervention instrumentale est la méthode la plus fréquemment utilisée dans les Pays de la Loire (57 % contre 39 % au niveau national).
Les pratiques sont très différentes en population générale (chez les 15-49 ans), avec des IVG plus souvent réalisées hors établissement (22 % contre 2 % chez les mineures) et plus souvent médicamenteuses (64 % contre 43 % chez les mineures).
Les pratiques sont différentes selon les départements
La Sarthe et la Vendée ont un recours plus important à l’IVG médicamenteuse chez les mineures (respectivement 65 % et 62 %) tandis que les proportions sont inversées en Maine-et-Loire et en Mayenne (36 % et 38 %).
La Loire-Atlantique est le département avec la plus faible part d’IVG médicamenteuses (26 %).