Date de mise en ligne : 03/2026
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Un recours au médecin généraliste en baisse
En 2024, 81 % des jeunes ligériens de 11-17 ans ont consulté un médecin généraliste (ou un pédiatre) au moins une fois dans l’année. Ce taux est similaire à la moyenne nationale. Peu de différences sont observées au global entre les filles et les garçons (respectivement 82 % contre 81 %). Un écart entre les genres est toutefois visible chez les 15-17 ans : les filles de cette classe d’âge ont un recours au médecin généraliste plus important que les garçons (82 % contre 78 %), un constat pouvant être mis en lien avec le suivi gynécologique ainsi que les normes et habitudes sociales.
Le recours au médecin généraliste chez les jeunes est en baisse en comparaison aux taux observés en 2019, quel que soit l’âge et le sexe (81 % en 2024 contre 85 % en 2019).
Si la grande majorité des jeunes ont consulté un médecin généraliste (ou pédiatre) dans l’année, une part non négligeable d’entre eux n’y recourent pas. Si l’on considère les années 2023 et 2024 : 7,2 % des jeunes de 11-17 ans n’ont pas eu recours à un médecin généraliste (ou pédiatre) sur une période de deux ans.
Le taux de non-recours est plus élevé chez les 15-17 ans (8,1 % contre 6,4 % parmi les 11-14 ans) en particulier chez les garçons (8,5 %). Le non-recours est en hausse, chez les garçons comme chez les filles, et dans les deux classes d’âge : 6,4 % chez les 11-14 ans (4,6 % en 2019) et 8,1 % chez les 15-17 ans (6,2 % en 2019).
Entre 2019 et 2024, le recours au médecin est en baisse à tous les âges, chez les filles comme les garçons, et ce dans tous les départements.
La Mayenne et la Sarthe sont les départements avec les baisses les plus importantes (respectivement -6 points et –5 points).
Dans tous les départements, le taux de non-recours (sur 2 ans) a fortement augmenté entre 2019 et 2024, quelle que soit la classe d’âge.
En Mayenne, Sarthe et Vendée, près d’un jeune de 15-17 ans sur 10 n’a pas consulté de médecin généraliste (ou de pédiatre) au cours de deux dernières années (respectivement pour chaque département 9,3 %, 10,0 % et 9,0 %).
Inégalités sociales
À l’échelle régionale, le taux de recours dans l’année à un médecin généraliste (ou pédiatre) des jeunes bénéficiant de la complémentaire santé solidaire (C2S) est proche de celui des jeunes n’en bénéficiant pas. Ce constat n’est toutefois pas observé en Maine-et-Loire et Sarthe, les jeunes bénéficiant de la C2S recourent plus au médecin généraliste que les jeunes n’en bénéficiant pas. S’agissant du non-recours, on n’observe pas de différence selon le fait de bénéficier de la C2S ou non, dans les cinq départements.
Inégalités territoriales
Des différences sont observées selon le fait de résider en zone rurale ou en zone urbaine : en Loire-Atlantique et Vendée, les jeunes vivant dans une commune urbaine ont un taux de recours plus élevé au médecin généraliste (ou pédiatre). En Maine-et-Loire et Sarthe, ce sont les jeunes des communes rurales qui présentent un taux plus élevé. En Mayenne, on n’observe pas de différence.
En Sarthe uniquement, les jeunes habitant dans des communes urbaines ont un taux de non-recours au médecin généraliste sur une période de deux ans, plus élevé que celui des jeunes habitant dans des communes rurales (10 % contre 8 %).
Le taux de recours dans l’année à un médecin généraliste varie de 74 à 88 % selon les intercommunalités. Les taux les plus faibles sont observés dans les intercommunalités :
- du nord de la Mayenne
- de l’est de la Sarthe, ainsi que Le Mans Métropole et LBN Communauté
- de l’est de la Vendée, ainsi que la communauté de communes Vie et Boulogne
- et du nord de la Loire-Atlantique.
Ces résultats sont notamment à rapprocher de l’offre de soins, ainsi que des caractéristiques sociales des habitants et leurs pratiques de soins.