Troubles de la santé mentale chez les jeunes en Pays de la Loire

Troubles de la santé mentale chez les jeunes en Pays de la Loire

Cette fiche présente des données sur la prise en charge des adolescents âgés de 11 à 17 ans en Pays de la Loire pour un trouble de la santé mentale : affection psychiatrique ou traitement régulier par psychotropes. Les indicateurs sont déclinés à l’échelle de la région et de chaque département.
Elle est issue d’une série de 12 fiches thématiques.

Troubles de la santé mentale chez les jeunes en Pays de la Loire
ORS Pays de la Loire, mars 2026, 3 p.

Date de mise en ligne : 03/2026

Dans ce document :

1 jeune sur 30 est pris en charge pour un trouble de la santé mentale

En 2023, plus de 11 000 jeunes âgés de 11 à 17 ans résidant en Pays de la Loire sont pris en charge pour un trouble de santé mentale, soit 3,2 % des jeunes. Ce taux est proche de celui observé à l’échelle nationale (3,4 %). Parmi ces jeunes, 8 400 sont pris en charge pour une affection psychiatrique et 2 630 bénéficient d’un traitement régulier par psychotrope (hors affection psychiatrique).
Les garçons sont plus souvent pris en charge pour un trouble de santé mentale que les filles entre 11 et 14 ans (3,1 % contre 1,8 %). Cette différence réside essentiellement dans la prise en charge pour une affection psychiatrique (2,5 % contre 1,4 %), les taux de garçons et de filles bénéficiant d’un traitement psychotrope étant proches (0,6 % contre 0,4 %). En revanche, les filles sont plus souvent concernées entre 15 et 17 ans (5,3 % contre 3,2 % des garçons), à la fois dans la prise en charge pour une affection psychiatrique (3,6 % contre 2,5 %) et pour traitement psychotrope (1,6 % contre 0,7 %). Cela s’explique par des troubles débutant dans l’enfance chez les garçons (troubles du développement psychologique, du comportement ou émotionnels) et par des troubles anxieux et dépressifs augmentant avec l’âge chez les filles.

Dans la région, le taux de jeunes filles prises en charge pour un trouble de la santé mentale est très proche de la moyenne nationale, alors que le taux chez les garçons est inférieur à celui observé au niveau national.
Dans la région comme en France, le taux est en augmentation depuis 2021 chez les filles et en 2023 chez les garçons.

En 2023 à l’échelle nationale, les garçons sont un peu plus concernés par les troubles de santé mentale que les filles. Dans la région, ce constat est observé uniquement en Mayenne, ce département présente les taux les plus élevés de la région et supérieurs à la moyenne nationale. Globalement dans les autres départements, le taux de garçons pris en charge est inférieur au taux national (excepté en Loire-Atlantique où il est similaire) et le taux de filles prises en charge est proche de la moyenne nationale.
Les taux sont en hausse dans tous les départements, à l’exception du Maine-et-Loire et de la Sarthe où les taux sont relativement stables chez les garçons.

Inégalités territoriales

À l’échelle de la région, les jeunes résidant dans des communes urbaines (3,7 %) font plus souvent l’objet d’une prise en charge pour un trouble de santé mentale que les jeunes des communes rurales (2,9 %). Ce constat est retrouvé dans tous les départements, bien que peu de différences soient observées en Loire-Atlantique. L’écart est particulièrement marqué en Mayenne (respectivement 5,0 % et 3,3 %).

Deux intercommunalités de Mayenne (Communauté de communes du Bocage mayennais et Laval Agglomération), une en Loire-Atlantique (Nantes Métropole) et une en Maine-et-Loire (Angers Loire Métropole) présentent un taux de jeunes pris en charge pour un trouble de santé mentale significativement plus élevé que la moyenne nationale. 
Le Maine-et-Loire et le nord de la Vendée présentent un nombre important d’intercommunalités ayant un taux de jeunes pris en charge inférieur au taux national.